L'homme qui fit découvrir le yoga à l'occident

" La liberté et l'éveil viennent à celui qui vit pleinement "

Lorsque l'on demandait à B. S. K. Iyengar quel asana (posture) était le plus difficile, il ne répondait ni le poirier ni la roue, encore moins le scorpion ou le corbeau en torsion, mais savasana, ou posture du cadavre. Difficile, cette position de relaxation où l'on est tranquillement allongé par terre, à la fin du cours de yoga ? Eh bien oui ! D'après le maître, le yoga vise, avant la détente physique, le détachement par rapport à notre égo et à tout nos préjugés, nos tensions, nos préoccupations et nos peurs. Ce lâcher prise conduit à la vraie liberté, et c'est là l'essence même du yoga, et non la maîtrise parfaite des exercices. Un point de vue qui peut paraître étonnant de la part d'un yogi réputé pour son exigence dans la pratique des postures. Or, à ses yeux, le vécu intérieur était plus important que la perfection extérieure.

Extrait revue Happinez n° 7, artcile de Abhinabha Tangerman